L’affiche de l’exposition (Médiathèque d’Arras)
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[Il y a quarante ans à Arras] – 28 mai 1976 : le cercle culturel Noroit inaugure l’exposition Edouard Pignon en présence de l’artiste.

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A l’occasion de son déménagement, l’agence d’Arras du quotidien « La Voix du Nord » a cédé en 2015 ses archives photographiques à la Médiathèque d’Arras. Le service Patrimoine dispose ainsi de plusieurs milliers de négatifs, formats 6×6 et 24×36, couvrant la période 1976-2004.

A l’aide de ces documents, et du fonds photographique des archives communales de la ville d’Arras et de la Médiathèque, nous inaugurons en ce mois d’avril 2016, une nouvelle rubrique intitulée « Il y a quarante ans à Arras… ». Une à deux fois par mois, nous évoquerons à quarante ans de distance, les événements qui, petits ou grands, ont rythmé la vie d’Arras et de son agglomération.

 

28 mai 1976 : le cercle culturel Noroit inaugure l’exposition Edouard Pignon en présence de l’artiste.

Né à Bully-les-Mines en 1905 dans une famille de mineurs, Edouard Pignon est d’abord galibot, puis peintre en bâtiment. Décidé à devenir artiste peintre, il gagne la capitale à la veille de la Deuxième Guerre Mondiale, où il travaille comme ouvrier en usine tout en suivant les cours du soir. Ses œuvres sont exposées pour la première fois en 1939.

Dans les années 1950, il travaille avec Picasso à Vallauris et pendant trois décennies il réalise des séries de tableaux : Voiles d’Ostende, Vendanges, Nus rouges, Nus géants… à contre-courant des modes et des académismes.

Bien que sympathisant communiste, il refuse l’académisme du réalisme socialiste, sans pour autant céder à l’abstraction qui pour lui « est une négation de la vie, en même temps qu’ne paresse de l’esprit ».

Edouard Pignon décède à l’âge de 88 ans en 1993.

Présent à Arras en 1976 pour l’inauguration de l’exposition qui lui est consacrée, Edouard Pignon est reçu à l’Hôtel de Ville par le Maire Léon Fatous qui  voit en lui « un artiste engagé au sens le plus noble », avant de l’inviter à signer le livre d’or de la ville.

 

Le monument tel qu'il fut découvert au matin du 20 avril 1976 (Médiathèque d'Arras, cliché Voix du Nord).
En passant

[Il y a quarante ans à Arras…] : 20 avril 1976 : Les Rosati ont perdu la tête !

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A l’occasion de son déménagement, l’agence d’Arras du quotidien « La Voix du Nord » a cédé en 2015 ses archives photographiques à la Médiathèque d’Arras. Le service Patrimoine dispose ainsi de plusieurs milliers de négatifs, formats 6×6 et 24×36, couvrant la période 1976-2004.

A l’aide de ces documents, et du fonds photographique des archives communales de la ville d’Arras et de la Médiathèque, nous inaugurons en ce mois d’avril 2016, une nouvelle rubrique intitulée « Il y a quarante ans à Arras… ». Une à deux fois par mois, nous évoquerons à quarante ans de distance, les évènements qui, petits ou grands, ont rythmé la vie d’Arras et de son agglomération.

Ce jour-là, les employés municipaux chargés de l’entretien des jardins du Gouverneur, près de la citadelle, on la surprise de découvrir que les deux statues ornant le monument aux Rosati ont été décapitées.

Le monument tel qu'il fut découvert au matin du 20 avril 1976 (Médiathèque d'Arras, cliché Voix du Nord).

Le monument tel qu’il fut découvert au matin du 20 avril 1976 (Médiathèque d’Arras, cliché Voix du Nord).

 

Les têtes manquantes sont rapidement retrouvées… au fond du bassin du parc, curé pour l’occasion.

« Serait-on encore anti-Robespierriste à Arras ? » s’interroge le journaliste de la Voix du Nord qui fait remarquer qu’un des personnages décapité porte un costume du XVIIIe siècle, et que le célèbre révolutionnaire était membre des Rosati alors qu’il n’était encore qu’un avocat du barreau d’Arras. Il conclut toutefois à un vandalisme gratuit.

Ce monument qui rend hommage aux membres de la société littéraire artésienne a été érigé en 1928 pour célébrer son cent cinquantième anniversaire. On le doit au sculpteur parisien Augustin Lesieux. Les deux statues évoquent le Rosati de 1778 et celui de 1928, devant un bas-relief représentant des jeunes femmes encadrées de roses. Une pergola, placé derrière le monument préfigurait un théâtre de verdure qui ne fut jamais réalisé.

Le monument et sa pergola photographiés durant l'entre-deux guerres dans le jardin du gouverneur (Médiathèque d'Arras).

Le monument et sa pergola photographiés durant l’entre-deux guerres dans le jardin du gouverneur (Médiathèque d’Arras).

Le monument aux Rosati, démonté pour restauration en 1997 par les élèves de l’école des Beaux-arts d’Arras, est inauguré le 11 juin de l’année suivante dans le jardin de l’Hôtel de Ville, place de La Vacquerie.

Le monument à son emplacement actuel dans le jardin de l’Hôtel de Ville (Médiathèque d'Arras).

Le monument à son emplacement actuel dans le jardin de l’Hôtel de Ville (Médiathèque d’Arras).