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[MUSIKOTHE] – La playlist de MAI 2015

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PRESQUE OUI : De toute évidence

On se souvient des débuts de Presque Oui, groupe formé par le couple Marie-Hélène Picard / Thibault Defever et des promesses de ce duo parfait qui se sont dissoutes avec le décès de la chanteuse. Heureusement pour nous, la carrière de Presque Oui ne s’est pas arrêtée là et l’on s’en réjouit. Thibault a adapté le répertoire pour lui seul puis a poursuivi le chemin croisant quelque fois l’ombre de Marie-Hélène. Au fil d’un parcours fait de différentes rencontres musicales, Presque oui évolue mais garde pourtant son identité. Ce quatrième album plonge l’auditeur dans une belle rêverie qui oscille entre la légèreté de la fantaisie et la profondeur des sentiments. La douceur de la voix de Thibault Defever, son toucher délicat de guitariste, et les arrangements musicaux subtils concoctés par le violoncelliste-flûtiste Sylvain Bertheous séduisent d’emblée et nous laissent goûter pleinement les textes précis, sensibles et intimistes d’Isabelle Haas qui parlent d’absence, de silence, d’interrogations mais aussi beaucoup de tendresse. Cet album est une superbe réussite couronnée par un Coup de coeur de l’Académie Charles Cros !

KARIMOUCHE : Action

A proximité de Zaz, Carmen Vega ou Zaza Fournier, dignes représentantes d’une chanson réaliste résolument dans notre époque, il y a aussi Karimouche qui sort son deuxième album dont le titre « Action » lui va comme un gant tant la chanteuse à la voix éraillée déborde d’énergie !

A la fois diva orientale, rappeuse, slameuse, mais aussi chanteuse gouailleuse, Karimouche nous offre un tout nouvel opus flamboyant ! Des rythmes festifs ou des ambiances plus introverties, des textes décapants portés avec beaucoup d’abattage… : voici un mix dynamisant très réussi ! Une artiste à voir aussi sur scène.

Données spécifiques d’exemplaires
Bibliothèque Emplacement Cote Type de prêt
Médiathèque Abbaye Saint Vaast Section musique – 2ème étage – Nouveautés 8 KAR nouv. CD audio – prêt 14j
Médiathèque Verlaine Médiathèque Verlaine – section musique – Nouveautés 8 KAR nouv. CD audio – prêt 14j

 

FIONA APPLE : Tidal

En 1996 sortait « Tidal » ,premier album intense et très personnel d’une chanteuse de 18 ans extrêmement douée. Dix compositions et textes de Fiona mis en lumière par les arrangements de Van Dyke Parks, sur lesquels la chanteuse imprime son spleen. La fêlure intime de la jeune femme très palpable dans le phrasé de la voix se révèle avec plus ou moins d’évidence tout au long de ce recueil aux accents pop, rock, jazz et soul.

Une révélation saluée unanimement par la crique internationale à l’époque de sa sortie et qui a conservé son capital émotion !

Monsieur Ravel rêve sur l’île d’insomnie : un conte musical écrit, raconté et illustré par FREDERIC CLEMENT

La musique et le personnage du compositeur insomniaque qui écrivait la nuit, ont inspiré l’auteur-illustrateur pour un bien bel album ! Frédérique Clément a imaginé une histoire taillée sur mesure, sorte de rêve éveillé dans l’univers particulier du méticuleux Ravel, amateur de miniatures et collectionneur de petits automates. Leurs univers sont en résonance. Le plaisir des yeux (les illustrations sont vraiment magnifiques) se prolonge par celui de l’écoute car Frédéric Clément conte avec élégance et a inséré un choix de fragments musicaux parfaitement sélectionnés qui donne un aperçu intéressant de la musique du compositeur basque.

Un album raffiné pour lecteurs et mélomanes en herbe et pour les autres aussi ! Les amateurs de Ravel seront sous le charme.

Données spécifiques d’exemplaires
Bibliothèque Emplacement Cote
Médiathèque Abbaye Saint Vaast Section musique – 2ème étage – Rock 2 APP

PAOLO FRESU & DANIELE DI BONAVENTURA : In maggiore

Le trompettiste sarde Paolo Fresu et le bandonéiste Daniele di Bonaventura qui ont déjà collaboré sur d’autres projets musicaux nous offrent ici un album intimiste et somptueux. Difficile de définir la musique de ce duo instrumental qui emprunte à différents répertoires (folklore, berceuses, musique classique, valse), revisite Rossini, Victor Jara et Chico Buarque et interprète des compositions élégantes plutôt nostalgiques. Qu’importe les étiquettes : cet enregistrement est tout simplement beau ! Goûtez et savourez…

IKO : Private domain

Séduisant concept-album d’adaptations modernes de thèmes classiques (Rameau, Bach, Purcell, Mozart, Monteverdi, Schubert, Verdi et Fauré). Les invités d’Iko (pseudonyme de la chef d’orchestre Laurence Equilbey) venus de la scène pop ou électro (Emilie Simon, Marc Colin de Nouvelle Vague, Murcof, Paul & Louise…) se plient à cet exercice et réussissent à révéler d’autres facettes de ce répertoire.

« Marier la richesse fascinante de l’électronique au classique, c’est pour moi une manière d’alerter l’oreille des gens, de ceux qui, trop nombreux, pensent encore que le classique est une musique terne et lisse » déclare-t-elle.

 

 

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MUSIKOTHÉ du 28 mars 2015

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Georg Friedrich HAENDEL : Heros from the shadows par Nathalie Stutzmann

La contralto Nathalie Stutzmann a réalisé un projet qui lui tenait à cœur depuis quelques années. Dans son nouvel album intitulé « Heroes from the shadow » consacré à Haendel, elle a choisi de mettre en lumière les rôles secondaires, mais pourtant essentiels à l’équilibre et à l’efficacité dramatique des opéras pour lesquels le compositeur saxon a pris soin de concevoir une écriture tout aussi méticuleuse que celle des rôles titres. Il faut saluer la pertinence du choix proposé par Nathalie Stutzmann qui nous fait découvrir de véritables perles, cachées au sein des opéras de Haendel : notamment le majestueux et désespéré « Penna tiranna » (extrait de Amadigi di gaula) avec son contrechant plaintif de hautbois et basson ou encore le duo Cornela/Sesto (Giulio Cesare) interprété avec Philippe Jaroussky. Les voix de ce dialogue mère/fils se marient à la perfection, le timbre chaud et grave de Stutzmann rendant encore plus sublime l’aigu du contre ténor

La contralto dirige en outre son ensemble Orfeo 55 qui soutient avec délicatesse les airs de ce programme et les intermèdes instrumentaux

 

BALKANES : Koesmet

Le quatuor vocal Balkanes est né de la rencontre de jeunes femmes d’horizons différents (2 Bulgares et 2 Lyonnaises) réunies par leur amour des chants traditionnels des Balkans et particulièrement cette musique polyphonique vocale et féminine si particulière qu’avait fait découvrir au grand public dans les années 90 le groupe « Les polyphonies des voix bulgares ». Pour ce nouvel album, Marie, Martine, Milena et Mina ont enregistré des reprises de traditionnels issus du répertoire de chants sacrés orthodoxes et des chansons profanes de l’ancienne Bulgarie mais aussi des créations composées dans le respect de la tradition. Les voix s’entremêlent divinement dans un mariage de douceur, de légèreté, de poésie, de mystère… Un dépaysement fascinant de toute beauté !

https://www.youtube.com/watch?v=rLRI2odW1p0

 

 

EZ3kiel : Lux

Vingt ans d’existence pour le groupe tourangeau toujours aussi inclassable. Nouvel album depuis 2008 après une série de concerts avec orchestre suivie d’une nouvelle tournée alliant fortement musique et image. Premier album aussi depuis le départ de Mathieu Fays, un des fondateurs du groupe. Avec « Lux », on replonge dans un univers particulier, étrange, sombre, mélancolique qui se situe au carrefour du trip hop, du post-rock et de l’électro. Cependant, l’originalité et le lyrisme des précédents enregistrements font un peu défaut sur un album qui semble moins inspiré mais qui offre tout de même des très beaux moments. A suivre donc !

 


VIANNEY : Idées blanches

Premier disque et gros coup de cœur pour un jeune chanteur instinctif qui se destinait plus au stylisme qu’à la chanson ! Ce disque est une jolie pépite qui révèle une écriture ciselée qui semble très spontanée, des mélodies populaires dans le sens généreux du terme. Pas de paillettes, ni de volonté d’être « in » ; pas de prise de tête non plus. Vianney est un artiste d’une fraîcheur réjouissante qu’on va suivre de près !

 

 

LES 3 FROMAGES : Matures & découvertes

Punk-rock et humour sont les deux ingrédients de base du style détonnant et énergique de ces cousins bretons des Fatals Picards. L’album est un cocktail survitaminé de titres parodiques et de satires désopilantes qui fait rudement du bien ! Certes, il faut savoir apprécier un côté potache indéniable mais certains morceaux jouent plus sur le second degré.

 

 

 

CHAPELIER FOU : Deltas

Depuis la sortie de son premier album, Chapelier fou a multiplié les rencontres et les expériences musicales (musiques de films, reportages, publicités…). Avec ce troisième opus, le Lorrain enrichit encore son univers si singulier. Définitivement inclassable, toujours à la croisée de multiples genres musicaux (de Yann Tiersen à l’electro), il creuse encore davantage le sillon du possible avec des paysages sonores sans cesse renouvelés et riches de mille détails.

 

Benjamin CLEMENTINE : At least for now

C’est un album bouleversant, très chargé en émotion que ce premier disque du jeune artiste anglais d’origine ghanéenne… Un jour, Benjamin a tout plaqué pour venir en France où il s’est retrouvé à chanter dans le métro juste pour survivre et où il a fait des rencontres qui lui ont permis de se révéler comme un artiste qui pourrait bien compter. S’appuyant sur la base classique et sobre de la formule piano-voix, le chanteur fait éclore des chansons intenses qui donnent le frisson. A écouter et à voir sur scène si l’occasion se présente…

 

CABADZI : Des angles et des épines

Bien sûr, on pense à Fauve en découvrant les textes « wordspoken » de Cabadzi scandés sur une musique répétitive. Le groupe a cependant l’antériorité ! Ce deuxième enregistrement se situe toujours entre rap, slam, chanson. La voix du narrateur porte la rage d’une écriture percutante, d’une certaine poésie aussi. Ce nouveau disque fait la part belle aux violons, violoncelles, ukulélé et cuivres qui se fondent aux guitares et aux sons électro.

 

 

Jean-Emile BIAYENDA : Tchouk-tchouk le petit train qui danse

Découvrir d’autres horizons et danser dans la bonne humeur, voilà à quoi invite cet album que l’on peut écouter dès 1 an ! Une vingtaine de titres dont 3 Noëls en français et en lingala, incite grands et petits à chanter et taper dans les mains ! Petit bonus : un livret Atelier-Récup qui permet de construire un petit train à l’aide de matériaux de récupération. Vraiment sympa !

 

THE HOMEMADE JAMZ BLUES BAND : I got blues for you

Deuxième album époustouflant pour ce trio familial, porteur des meilleurs espoirs du blues d’aujourd’hui ! Ryan (17ans), guitare et chant, Brian, (15 ans), basse, Taya (10 ans), batterie et leur père Renaud Perry (qui compose et joue ponctuellement de l’harmonica )persistent et signent un album d’un blues puissant et émotionnel. Le talent du groupe n’a pas échappé à BB King qui l’a aidé à se promouvoir en choisissant le trio pour inaugurer le BB King Blues Museum à Indianiapolis et en déclarant « Ces jeunots énergiques et talentueux ont un grand avenir devant eux. »

 

LINDIGO : Milé sèk milé

Lindigo est une formation de jeunes musiciens de la Réunion, héritiers du Sega et du Maloya, genres musicaux majeurs de l’Océan Indien. Avec « Milé sèk milé » (Je suis ce que je suis), le groupe franchit les barrières de la pure tradition, en invitant notamment le sax expérimental de Guillaume Perret, et Fixi (du groupe Java) à la réalisation. La musique de cette joyeuse troupe qui déborde d’une énergie bienfaisante est une belle invitation au voyage au cœur de l’île de La Réunion et de Madagascar

 

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[Musikothé] – BEETHOVEN EN CHANSONS

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Bagatelle pour piano en la mineur « Pour Elise »

Qui ne connait pas « La lettre à Elise » ? Le titre de ce célèbre thème est donné à tort à la Bagatelle pour piano en la mineur WoO 59 de Beethoven. Selon l’hypothèse la plus probable, le compositeur avait écrit « Pour Thérèse » sur le manuscrit. Il destinait ce morceau à Thérèse de Brunswick dont il était amoureux. Une erreur de lecture de

l’autographe aurait transformé le prénom de la dédicataire…

par Alexandre Tharaud (J’apprends le piano avec Alexandre Tharaud. – EMI)
Ce must du répertoire des pianistes débutants a inspiré une désopilante et savoureuse chanson à Anne Sylvestre
Anne Sylvestre : Lettre ouverte à Élise (Olympia 86. – EPM)
A la fin de sa chanson, Anne Sylvestre a prévu une pirouette humoristique en modulant et en transformant sa mélodie pour lui permettre une citation du « Gai laboureur » de Robert Schumann. Ce morceau très court est extrait de l’ « Album à la jeunesse », Il fait lui aussi partie du répertoire des tout jeunes pianistes !
Robert Schumann : Le Gai laboureur par Alexis Weissemberg (J’apprends le piano, 30 morceaux pour les pianistes en herbe. – EMI)
La même musique de Beethoven sert une chanson radicalement différente. Il faut prêter attention pour reconnaître le thème de Beethoven dans la chanson dansante aux arrangements exotiques typiques des années 50.
Dario Moreno : Tout l’amour (Oh ! Qué Dario ! – Philips)

Sonate pour piano n° 17, « La Tempête ». 3ème mouvement

Treize à table : Les tempêtes (La Gaîté des pavés. – L’Autre distribution)
Entre chanson et rock, le groupe nordiste Treize à table propose des musiques aux accents festifs et des textes en demi-teintes. La chanson « Les tempêtes » en est un bien bel exemple. Le texte évoque avec tendresse et un zeste de mélancolie la force des amours qui durent malgré les aléas de la vie et le temps qui passe. La musique rythmée par l’accordéon nous semble familière et colle parfaitement au propos. Les mélomanes y reconnaissent le début d’une sonate pour piano de Beethoven….
Par Clara Haskil (Sonate n° 17, op 31 n° 2 « La Tempête ». – Philips classics)

Symphonie n° 5, en ut mineur, op. 67

Les 4 barbus : La Pince à linge (La Pince à linge. – Rym musique)
Désopilant ! Sur une idée farfelue (on n’en attend pas moins de la part du duo infernal Pierre Dac / Francis Blanche) , voici un hymne à une invention indispensable de notre quotidien et un bel hommage à la musique du compositeur allemand. L’interprétation des Quatre Barbus est un classique à réécouter ou à découvrir d’urgence !

Symphonie n° 7, en la majeur, op. 92 – 2ème mouvement (allegretto)

L’engouement du public pour le deuxième mouvement de la 7ème symphonie de Beethoven est toujours aussi vif aujourd’hui. Bissée en entier lors de sa création, cette musique dégage toujours la même intensité émotionnelle. Elle est entrée dans la mémoire collective notamment grâce à de nombreuses utilisations dans les BO de films ou les musiques de pub. Avec plus ou moins de bonheur, le thème de marche funèbre construit sur un ostinato rythmique immédiatement reconnaissable a donné lieu à différentes adaptations chantées.
Arielle Dombasle : Giovane amore (Extase. – Tréma)
Michel Sardou : Beethoven (Hors-format. – AZ)
Johnny Hallyday : Poème sur la 7ème (Les cent plus belles chansons . – Mercury)
Norma Ray : Symphonie (Poussières d’étoiles. – BMJ music)

Avec beaucoup d’élégance et de manière subtile, Romain Didier s’appuie sur les harmonies du thème de Beethoven et non pas la cellule rythmique pour développer la mélodie d’une très belle chanson : « A quoi ça tient ? » dans laquelle il donne à réfléchir avec sur la question de l’homosexualité masculine. Le texte est fort et pourtant tout en nuances. Une grande chanson !
Romain Didier : A quoi ça tient ? (J’ai noté. – Flarenasch)

par Nikolaus Harnoncourt et le Chamber orchestra of Europe (Teldec)
Par opposition à la 8ème composée en même temps, Beethoven appelait sa 7ème symphonie « La grande ». Cette œuvre toute en paradoxes apparaît à la fois violente et calme, apaisante et torturée. Pourtant, ses 4 mouvements de structuration classique ont en commun d’être construits sur des éléments rythmiques très prédominants. C’est ce qui a fait dire à Richard Wagner que la 7ème était « L’Apothéose de la danse ».
Son second mouvement noté Allegretto est une marche obsessionnelle (en la mineur). Il s’ouvre sur un accord tenu des vents puis les cordes graves déploient le premier thème sur la cellule rythmique « noire / croche / croche / noire /noire » sur laquelle est basée l’ensemble du morceau. Ce thème est suivi de 3 variations intégrant un contre-chant
Apparaît ensuite en mode majeur, un deuxième thème plus mélodique confié cette fois aux vents
Retour au premier thème pour 2 autres variations. Il est joué aux cordes avec contre-chant des vents puis il apparaît en forme de fugato avec des entrées savamment réparties entre les différents pupitres. Cette partie fuguée débouche sur le thème joué avec ampleur par l’ensemble de l’orchestre. Après une ré-exposition rapide du thème mélodique, le mouvement se conclut par une coda où le thème principal se délite… Sublime !
Cette liste est sans doute à compléter…. N’hésitez pas à proposer d’autres exemples en commentaire

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[CD’POKE] – LA MINE DE RIEN : Avec des si (L’Autre distribution)

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LaMineDeRien

La Mine de rien possède toutes les qualités qui font les grands groupes : effervescence de styles musicaux (klezmer, jazzy, musette, reggae, fanfare.. ) et textes finement écrits qui invitent à la réflexion ou à l’introspection, des mélodies qui touchent le cœur et restent dans les têtes. C’est une belle découverte qui réjouira autant les amateurs de musiques festives que les amoureux des mots.

Pour plus d’informations :
http://www.laminederien.com/?page=index

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[CD’POKE] – NOSFELL : Amour massif (PIAS)

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[CD'POKE] - NOSFELL : Amour massif (PIAS)

[CD’POKE] – NOSFELL : Amour massif (PIAS)

NOSFELL : Amour massif (PIAS)

L’artiste caméléon est vraiment un cas à part dans l’univers musical français. Insaisissable, toujours inventif, le musicien trace sa route singulière à la limite de la chanson, du rock et de la chorégraphie. Son dernier opus « Amour massif » nous offre une nouvelle exploration de ses talents. Pour cet album, Nosfell délaisse la collaboration du violoncelliste Pierre Le Bourgeois compagnon des 3 albums précédents. Il s’offre de nouvelles rencontres (Dick Annegarn, Dominique A) et signe lui-même la plupart des textes en français (2 morceaux seulement sont en kloklobetz, la langue qu’il a inventée) révélant une écriture onirique

 

 

 

 

 

 

un petit gout de noisette

[Jaadosphère] : Un petit goût de noisette, Vanyda

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[Jaadosphère] : Un petit goût de noisette, Vanyda

Portée par une galerie de personnages profondément humains, Vanyda explore les sentiments et les relations dans l’intimité. C’est une description plus qu’une position, qui est subtile sans tabous ni clichés.
Le trait est fin et la mise en scène travaillée. Les couleurs intenses donnent du relief aux personnalités et attisent notre intérêt.
Un petit goût de noisette à savourer.

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[CD’POKE] – Rameau / Sabine Devieilhe : Le grand Théâtre de l’amour

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Quel beau disque ! Récompenses bien méritées (Diapason d’or, Choix de France Musique, Coup de coeur de Classiquenews…) pour le premier disque de la soprano Sabine Devieilhe révélée lors des Victoires de la musique 2013. La jeune diva au timbre superbe fait preuve d’un sens de la musicalité indéniable. Dans ce programme consacré à Jean-Philippe Rameau, elle pare la musique du compositeur de nuances raffinées avec une émotion toujours juste qui nous rappelle qu’en plus d’être un savant, un scientifique et un théoricien de la musique, Rameau était d’abord un musicien qui parle au coeur
Les Ambassadeurs dirigés par Alexis Kossenko sont les complices de cet enregistrement placé sous le signe du charme et de l’élégance. A écouter de toute urgence, même lorsqu’on n’a pas pas trop l’habitude d’écouter de la musique baroque !

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[CD’POKE] – Luce : La fabrique à comptines

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  • [CD'POKE] Luce : La fabrique à comptines

    Voici un magnifique album de comptines traditionnelles revisitées de manière inventive et avec beaucoup de fraîcheur par la chanteuse Luce. C’est une bien belle surprise que de redécouvrir tous ces refrains sous une forme pimpante et originale avec des instruments de musique jouets et la voix mutine de Luce. On croirait entendre des chansons composées aujourd’hui ! Cerise sur le gâteau : les versions instrumentales suivent les chansons

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[Musikothé] – La playlist de novembre

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Enregistrer une chanson de Noël, voire un album, est un exercice auquel se sont pliés plus d’un chanteur ou musicien. Quelques uns sont même allés jusqu’à consacrer un album complet à cette fête incontournable. Certains titres sont volontairement décalés dans le texte ou le traitement musical. D’autres le deviennent malgré eux tant ils sont kitsch

Quoi qu’il en soit, c’est un vrai plaisir de voir nos artistes préférés se livrer à cet exercice de style. A chaque fois la surprise est au rendez vous !

[Musicothé] : La playlist de novembre

 Beach boys : « Christmas Harmonies »

On ne présente plus le célèbre groupe californien qui se distingue par sa pop aux harmonies vocales complexes et très mélodiques. On retrouve cette pâte dans ce 7ème album studio consacré à Noël qui présente à la fois des traditionnels américains aux arrangements raffinés, d’une facture tout à fait classique et quelques compos où l’on reconnait aisément le style des Beach boys.

 

 

 

 

[Musicothé] : La playlist de novembre

Spike Jones : « All I want for christmas is my two front teeth »

Spike Jones est un musicien américain compositeur pluri-instrumentiste formidablement créatif qui a connu le succès dans les années 50. Sa spécialité ? Les fantaisies sonores pleines de trouvailles où il met à mal quelques classiques en utilisant toutes sortes d’instruments ou de bruits : des sifflets, des gloussements, un kazoo, des coups de feu, des hennissements, des voix de fausset. On retient aujourd’hui ses collaborations avec Disney ou Tex Avery. Pourtant en 1956, Spike Jones enregistre son album de Noël : Let’s Sing a Song of Christmas où de manière inattendue, se succèdent les instants comiques qui dynamitent les standards de Noëls et les moments de douceur où les chœurs interprètent d’une manière traditionnelle les chansons de l’émerveillement et de la joie, avec pudeur et respect

 

[Musicothé] : La playlist de novembre

The Pogues : Fairytale of New York

Le soir de Noël est le contexte de l’histoire chantée par le groupe irlandais qui relate la fin assez sordide d’une relation amoureuse tumultueuse entre deux ratés de la vie. « T’es qu’un clochard, un paumé/ T’es qu’une vieille salope droguée à moitié crevée dans ton vomi/…/Joyeux Noël mon cul, pourvu que ce soit le dernier ». Une chanson poignante pas vraiment idéale pour passer un « joyeux Noël »…

 

 

 

[Musicothé] : La playlist de novembre

Les Poppys : Noël 70

« Noël 70 » est le premier succès des Poppys, un groupe français de 17 garçons issus des Petits Chanteurs d’Asnières en Ile de France. Dans la mouvance hippie des années seventies, leurs chansons parlent d’amour et de fraternité, de refus de la guerre, de la violence des adultes mais aussi de paix et de religion. Le kitsch des arrangements est sublime pour qui souhaite se replonger dans l’univers musical de l’époque.

 

[Musicothé] : La playlist de novembre

Florent Marchet & le Santa Claus orchestra : « Noël’s songs »

Le quatrième CD de Florent Marchet est un album consacré à Noël. Mais nous sommes quelquefois bien loin de la féérie et des bons sentiments, habituels attributs de cette fête familiale. Avec son groupe rebaptisé « Le Santa Claus orchestra » et le concours de La Fiancée et de Lola Baï sur deux chansons, il revisite des titres du répertoire traditionnel (Douce nuit, Vive le vent) ou des chansons moins connues : Joyeux Noël de Barbara, Noël à la maison de Jean-Louis Murat ou encore Les Neiges de Finlande du répertoire de Piaf. Marchet signe un disque pop très original aux multiples facettes

 

[Musicothé] : La playlist de novembre

 Barbara : Joyeux Noël

En 1970, la « longue dame brune » clôt son album « Le soleil noir » avec « Joyeux Noël », une histoire d’amour éphémère et d’infidélité où Jean-Pierre et Madeleine sont les « dindons de la farce ».

 

 

[Musicothé] : La playlist de novembre

 Renaud : Le père Noël noir

La rencontre du « chanteur énervant » avec le père Noël en 1980 est pour le moins surprenante. Sur un reggae et dans son langage fleuri habituel, Renaud nous raconte comment un père Noël noir, crétin, poivrot et pour tout dire cambrioleur, a atterri chez lui. Une histoire décalée et drôle.

 

 

[Musicothé] : La playlist de novembre

 Compagnie Famille nombreuse : Réunion de famille

Le repas de Noël est le prétexte de cette chanson qui aborde le sujet sous l’angle des grandes réunions de familles nombreuses où l’on a du mal à se repérer. Écrite à la manière de Gilles Vigneault, elle est pleine d’humour et magnifiquement interprétée par 2 enfants.

 

[Musicothé] : La playlist de novembre

 Anne Sylvestre : Joyeux Noël

Parallèlement à sa carrière de chanteuse pour adultes, Anne Sylvestre continue de produire une œuvre originale, exigeante dans le répertoire pour enfant où elle a été pionnière. Ses fabulettes sont très célèbres et un de ces albums est entièrement consacré à Noël. On y trouve 14 fabulettes et 2 contes. Les multiples façons d’aborder le thème sont toujours empreintes d’humanité. Les textes ne sont jamais bêtifiants mais bien au contraire, ils créent les conditions d’une ouverture d’esprit.

 

 

[Musicothé] : La playlist de novembre

 Vincent Malone : Contes, comptines et autres chants de Noëls

Le super roi des papas récidive ! Politiquement très incorrect, ce CD de comptines revues et corrigées pour le plaisir des petits et des grands vous fera mourir de rire… On retrouve aussi les arrangements géniaux faussement bricolés qui ont fait le charme des précédents albums et qui contribuent largement au côté décalé des paroles. Attention, oreilles sensibles s’abstenir !

 

 

[Musicothé] : La playlist de novembre

 Pierre Perret : Mère Noël

C’est à la Mère Noël, qu’il imagine plutôt sexy, que le chanteur adresse sa lettre de souhaits car il est mécontent de la panoplie de « flic » non désirée apportée par son Père Noël de mari ! La chanson est drôle et plutôt légère. Le registre humoristique ne gêne en rien le message de paix et de tolérance ni l’évocation des problèmes écologiques. Elle date pourtant des années 70…

 

 

[Musicothé] : La playlist de novembre

  Take 6 : He is Christmas

Take 6, c’est Bobby Mc Ferrin à la puissance 6 ! Le groupe vocal présente un somptueux album de traditionnels américains ou de morceaux originaux version jazzy ou gospel, pour la plupart interprétés a capella. Vraiment magnifique !

 

 

 

[Musicothé] : La playlist de novembre

 Les Wampas : Ce soir c’est Noël

Dans l’album « Les Wampas vous aiment », figure un hommage très rock au soir du 24 décembre à son ambiance si particulière. Si le traitement musical est très déjanté et survolté (c’est la marque stylistique du groupe), le message est au contraire rempli de sérénité et d’une joie presque enfantine.

 

 

[Musicothé] : La playlist de novembre

Chanson Plus Bifluorée : Petit Pasqua Noël

Le groupe vocal, digne héritier des Frères Jacques, s’est fait une spécialité des chansons humoristiques de bonne facture et notamment dans le domaine de la parodie. Sur la musique de l’incontournable « Petit papa Noël » , il nous propose une version désopilante en clin d’œil à un ancien ministre de l’intérieur pas vraiment connu pour sa mansuétude.

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[CD’Poke] – Rachel Zeffira : The deserters

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Après une carrière de soprano classique où elle a appris la discipline et s’est découvert une passion pour les instruments « étranges » (hautbois, cor anglais), la chanteuse canadienne basée à Londres se lance dans d’autres aventures : Rachel est la voix féminine du duo Cat’s eyes, révélation pop de 2011. Aujourd’hui, elle propose un premier album personnel très prometteur. Voix aérienne et voluptueuse, grâce des arrangements, mélange subtil des sonorités électriques d’une pop vaporeuse et textures des instruments venus du classique. Un album très apaisant aux couleurs irisées