L’affiche de l’exposition (Médiathèque d’Arras)
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[Il y a quarante ans à Arras] – 28 mai 1976 : le cercle culturel Noroit inaugure l’exposition Edouard Pignon en présence de l’artiste.

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A l’occasion de son déménagement, l’agence d’Arras du quotidien « La Voix du Nord » a cédé en 2015 ses archives photographiques à la Médiathèque d’Arras. Le service Patrimoine dispose ainsi de plusieurs milliers de négatifs, formats 6×6 et 24×36, couvrant la période 1976-2004.

A l’aide de ces documents, et du fonds photographique des archives communales de la ville d’Arras et de la Médiathèque, nous inaugurons en ce mois d’avril 2016, une nouvelle rubrique intitulée « Il y a quarante ans à Arras… ». Une à deux fois par mois, nous évoquerons à quarante ans de distance, les événements qui, petits ou grands, ont rythmé la vie d’Arras et de son agglomération.

 

28 mai 1976 : le cercle culturel Noroit inaugure l’exposition Edouard Pignon en présence de l’artiste.

Né à Bully-les-Mines en 1905 dans une famille de mineurs, Edouard Pignon est d’abord galibot, puis peintre en bâtiment. Décidé à devenir artiste peintre, il gagne la capitale à la veille de la Deuxième Guerre Mondiale, où il travaille comme ouvrier en usine tout en suivant les cours du soir. Ses œuvres sont exposées pour la première fois en 1939.

Dans les années 1950, il travaille avec Picasso à Vallauris et pendant trois décennies il réalise des séries de tableaux : Voiles d’Ostende, Vendanges, Nus rouges, Nus géants… à contre-courant des modes et des académismes.

Bien que sympathisant communiste, il refuse l’académisme du réalisme socialiste, sans pour autant céder à l’abstraction qui pour lui « est une négation de la vie, en même temps qu’ne paresse de l’esprit ».

Edouard Pignon décède à l’âge de 88 ans en 1993.

Présent à Arras en 1976 pour l’inauguration de l’exposition qui lui est consacrée, Edouard Pignon est reçu à l’Hôtel de Ville par le Maire Léon Fatous qui  voit en lui « un artiste engagé au sens le plus noble », avant de l’inviter à signer le livre d’or de la ville.

 

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[AU FIL DE LA TOILE] – Brevet et Bac

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C’est la dernière ligne droite pour préparer ces deux examens importants dans la vie d’un collégien ou d’un lycéen.

Afin de se préparer au mieux et en plus des cours dispensés tout au long de l’année, certaines applications peuvent aider.

En voici une sélection:

 

  • Brevet des collèges

176_logo[1]L’étudiant propose ici des fiches de révision, des quiz, des conseils méthodologiques, des vidéos sur l’éducation civique, le français, l’histoire-géographie et les mathématiques.

Vous y trouverez aussi les dates des épreuves, ainsi que des actus.

Entièrement gratuite, vous pourrez aussi la consulter hors connexion internet.

 

Une page Facebook (L’Etudiant ) et un site (L’Etudiant ) complètent cette application.

Disponible sur android et sur iphone

 

icon175x175[1]Les éditions Hatier proposent une application payante pour avoir soit une matière débloquée ou toute l’application avec 38 parcours de révision interactifs sur les mathématiques, le français, l’histoire-géographie et l’éducation civique.

On y trouve des cours audio, des fiches de révision, des quiz et des sujets de brevet corrigés. Pour le français, il y a aussi des dictées sonorisées.

Un planning de révision personnalisé est  proposé.

En version gratuite, ce sont 15 parcours qui sont accessibles (quiz, planning de révision, tableau de bord, parcours de révision)

Vous pourrez aussi la consulter hors connexion internet.

Disponible sur android et sur iphone

 

logobac2015android[1]Digischool propose une application entièrement gratuite de révisions sur les matières suivantes:

– Français

– Mathématiques

– Histoire-géographie

– Éducation civique

– Histoire des Arts

– Anglais

– Spécialité Sciences et Vie de la Terre

– Spécialité Physique-chimie

On y trouve des parcours de révisions, un brevet blanc, des annales avec les corrigés des trois dernières années et des conseils de préparation.

Disponible sur android et sur iphone

 

icon175x175[1]Rue des écoles propose une application gratuite de révisions sur le français, les mathématiques, l’histoire-géographie, l’éducation civique.

On y trouve des fiches de révisions en fonction du temps disponible, des résumés audio des cours, d’un lexique, des tests et des conseils de préparation.

 

Disponible sur android et iphone

 

  • Baccalauréat

unnamedL’Étudiant propose des applications de révisions sur les bacs S, ES, L technologie avec des quiz de révisions, des conseils méthodologiques, des citations en histoire, philosophie et français, des vidéos conseils, des actus et des sujets probables.
Entièrement gratuite, vous pourrez aussi la consulter hors connexion internet.

Une page Facebook (L’Etudiant ) et un site (L’Etudiant ) complètent cette application.

 

Disponible sur android et iphone

 

icon175x175[1]Les éditions Hatier proposent des applications de révisions pour les bacs S, Bac ES.

Elles sont entièrement gratuites et permettent des parcours de révision interactifs conformes aux programmes.

Pour la série scientifique, on trouve les cinq matières à forts coefficients: mathématiques, physique-chimie, SVT, philosophie et histoire-géographie.

Pour la série ES, on trouve les quatre matières à forts coefficients :SES, histoire-géographie, mathématiques  et philosophie.

Des parcours de révision progressifs, un planning de révision personnalisé, des quiz et un tableau de bord permettent un travail structuré.

Vous pourrez aussi les consulter hors connexion internet.

 

Disponible sur android et iphone

 

icon175x175[1]Rue des écoles propose une application gratuite de révisions des bacs série S, ES, L et STMG.

Mathématiques, physique-chimie, français, philosophie, histoire-géographie, SVT, anglais, allemand, espagnol ont leurs fiches de révision.

Un parcours, un bac blanc, des annales complètent cette application.

Des sites spécialisés pour chaque série sont aussi proposés: série L, série S, série ES, série STMG, Bac Pro .

 

Disponible sur android et iphone

 

Rue des écoles proposent des applications pour les bacs L, S et ES.

Dans l’application mobi bac Term L, on trouve les matières suivantes: philosophie, histoire, géographie, anglais.

Dans l’application mobi bac Term S, on trouve les matières suivantes: philosophie, mathématiques, physique-chimie, SVT, anglais.

Dans l’application mobi bac Term ES, on trouve les matières suivantes: philosophie, SES, mathématiques, histoire, géographie, anglais.

Des fiches de révision, des résumés de cours, un lexique et des conseils méthodologiques sont proposés.

 

Disponible sur android et iphone

 

Bonne chance à tous!!!

Le monument tel qu'il fut découvert au matin du 20 avril 1976 (Médiathèque d'Arras, cliché Voix du Nord).
En passant

[Il y a quarante ans à Arras…] : 20 avril 1976 : Les Rosati ont perdu la tête !

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A l’occasion de son déménagement, l’agence d’Arras du quotidien « La Voix du Nord » a cédé en 2015 ses archives photographiques à la Médiathèque d’Arras. Le service Patrimoine dispose ainsi de plusieurs milliers de négatifs, formats 6×6 et 24×36, couvrant la période 1976-2004.

A l’aide de ces documents, et du fonds photographique des archives communales de la ville d’Arras et de la Médiathèque, nous inaugurons en ce mois d’avril 2016, une nouvelle rubrique intitulée « Il y a quarante ans à Arras… ». Une à deux fois par mois, nous évoquerons à quarante ans de distance, les évènements qui, petits ou grands, ont rythmé la vie d’Arras et de son agglomération.

Ce jour-là, les employés municipaux chargés de l’entretien des jardins du Gouverneur, près de la citadelle, on la surprise de découvrir que les deux statues ornant le monument aux Rosati ont été décapitées.

Le monument tel qu'il fut découvert au matin du 20 avril 1976 (Médiathèque d'Arras, cliché Voix du Nord).

Le monument tel qu’il fut découvert au matin du 20 avril 1976 (Médiathèque d’Arras, cliché Voix du Nord).

 

Les têtes manquantes sont rapidement retrouvées… au fond du bassin du parc, curé pour l’occasion.

« Serait-on encore anti-Robespierriste à Arras ? » s’interroge le journaliste de la Voix du Nord qui fait remarquer qu’un des personnages décapité porte un costume du XVIIIe siècle, et que le célèbre révolutionnaire était membre des Rosati alors qu’il n’était encore qu’un avocat du barreau d’Arras. Il conclut toutefois à un vandalisme gratuit.

Ce monument qui rend hommage aux membres de la société littéraire artésienne a été érigé en 1928 pour célébrer son cent cinquantième anniversaire. On le doit au sculpteur parisien Augustin Lesieux. Les deux statues évoquent le Rosati de 1778 et celui de 1928, devant un bas-relief représentant des jeunes femmes encadrées de roses. Une pergola, placé derrière le monument préfigurait un théâtre de verdure qui ne fut jamais réalisé.

Le monument et sa pergola photographiés durant l'entre-deux guerres dans le jardin du gouverneur (Médiathèque d'Arras).

Le monument et sa pergola photographiés durant l’entre-deux guerres dans le jardin du gouverneur (Médiathèque d’Arras).

Le monument aux Rosati, démonté pour restauration en 1997 par les élèves de l’école des Beaux-arts d’Arras, est inauguré le 11 juin de l’année suivante dans le jardin de l’Hôtel de Ville, place de La Vacquerie.

Le monument à son emplacement actuel dans le jardin de l’Hôtel de Ville (Médiathèque d'Arras).

Le monument à son emplacement actuel dans le jardin de l’Hôtel de Ville (Médiathèque d’Arras).

 

le papillon et le livre qui le contenait
En passant

Quand les livres appellent à résister : des papillons contre l’oppression.

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le papillon et le livre qui le contenait

le papillon et le livre qui le contenait

 

Un document vient par hasard d’être remis au jour, après plus de soixante dix ans de sommeil au sein d’un ouvrage du service Patrimoine de la Médiathèque d’Arras.

Il s’agit d’un « papillon », mot désignant un petit texte sur papier volant inséré dans une publication, rédigé durant l’occupation allemande de la Seconde Guerre mondiale.

L’auteur, peut-être un jeune arrageois a, entre 1942 et 1944, glissé dans un livre de la bibliothèque municipale d’Arras, consacré à Saint-Vaast écrit par l’abbé Guilbert (Arras, 1928), ce « papillon » rédigé de sa main, invitant les ouvriers français à ne pas aller travailler en Allemagne.

 

affiche de propagande en faveur de la Relève

 

Depuis 1942, le régime nazi a besoin de personnels pour faire tourner ses usines d’armement, puisque la main d’œuvre allemande sous l’uniforme est engagée sur plusieurs fronts. En juin, à la demande de l’occupant, le régime de Vichy met en place le service de la Relève : pour trois ouvriers français partant volontairement, un prisonnier de guerre sera libéré. Mais peu de gens se laissent convaincre et la Relève est un échec. En 1943 lui succède le Service du Travail Obligatoire, le STO, obligeant les jeunes français nés entre 1920 et 1922 à partir travailler en Allemagne. Les jeunes français sans certificat de travail, après convocation et visite médicale, sont envoyés en Allemagne dans des camps de « triage » où les employeurs viennent les choisir. La perspective de travailler pour l’effort de guerre nazi, jusqu’à 72 heures par semaine et pour des saliares dérisoires, va conduire de nombreux jeunes français à devenir réfractaires et à grossir les rangs du Maquis. Au total, le STO aura tout de même livré 650000 travailleurs à l’Allemagne.

 

 

 

 

recto

verso

C’est ce système de travail forcé que dénonce le tract de cet arrageois qui se revendique de l’ICJ ou IJC, l’Internationale des Jeunes Communistes. Il dénonce le fait que partir travailler chez l’occupant « libère » un allemand qui peut alors combattre et renforcer la machine de guerre nazie.

 

 

 

 

Quel a été le sort de l’auteur de ces lignes, nul ne le sait, mais ce « papillon » demeure un témoignage émouvant d’une des périodes les plus difficiles de notre histoire et peut, à ce titre figurer parmi les documents patrimoniaux de la Médiathèque.

Février_Musikothé
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MUSIKOTHE FEVRIER 2016 – Musiques du monde

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Février_MusikothéUn petit voyage à travers la production récente d’artistes de musiques du monde proposé par notre discothécaire et enrichi des contributions des participants de Musikothé

 

 

Ludovico EINAUDI : Taranta project

Ludovico Einaudi est bien connu dans le monde de la musique contemporaine minimaliste ainsi que celui des musiques de films (il a signé notamment les BO de « Intouchables » ou « Le Prix du désir »). Mais pour l’album « Taranta Project », le compositeur aborde d’autres horizons. Ce nouveau projet est lié à la programmation du festival « La Notte della Taranta » qui a lieu chaque été dans la région de Salento (le talon de la « botte italienne »). En 2010 et 2011, Einaudi a été choisi pour concevoir et diriger le spectacle final en plein air. Le défi étant de faire se rencontrer la musique traditionnelle de Salento : la « Taranta », avec des sons et des rythmes venus de partout dans le monde. C’est un impressionnant collectif de musiciens de renom que le compositeur italien a invité pour participer à cette belle aventure musicale. Résultat : une musique qui mélange allègrement musique africaine, moyenne orientale, sonorités électroniques et bien sûr l’élégance classique qui caractérise Einaudi. Un album aux arrangements remarquables alternant avec le même bonheur chœurs et morceaux très intimistes.

 

 

OUM : Zarabi

Le nouvel album que nous propose Oum est un véritable joyau à plus d’un titre ! C’est une invitation à un voyage poétique à laquelle on répond aisément. La chanteuse marocaine a fait le choix de la simplicité en co-écrivant avec Mathis Haug et en enregistrant entièrement ce disque dans le désert avec un minimum d’arrangements et sans effets. Entourée des musiciens qui l’accompagnent sur scène : deux Marocains (oud et percussions) et deux Cubains (trompette et contrebasse), son chant se déploie avec beaucoup de naturel et de grâce. La voix fraîche et aérienne nous charme littéralement. Mais Oum sait aussi prendre des intonations profondes très sensuelles et enrichit son chant d’inflexions proches du jazz ou de la soul,

« Zarabi » signifie « tapis » en référence aux tisseuses du village de M’hamid El Ghiszlane qui créent à partir des vêtements usagés apportés par les clients eux-mêmes

 

LURA : Herança

Après des années de silence, voici le retour d’une des plus belles voix de l’archipel capverdien avec un album résolument énergique et dansant qui fait la part belle au « funana », danse traditionnelle virevoltante héritée des anciens esclaves. Le nouvel opus de Lura contient aussi des mélodies plus douces et ainsi que de belles rencontres : le ministre Mario Lucio signe plusieurs titres, le bassiste camerounais Richard Bona l’accompagne et chante avec elle « Barco di papel » écrit ensemble, Lura partage également un autre duo cette fois avec Elida Almeida, star montante de la musique capverdienne. La collaboration la plus marquante est cependant l’incantation dépouillée et simplement martelée par les percussions du poète musicien brésilien Nana Vasconselos. L’album porte d’ailleurs le litre de ce morceau.

 

TRIO SAROCCHI : A cavallu !

En 2015, le Musée du cheval de Chantilly proposait un magnifique spectacle équestre « Kavalllisté ». L’illustration musicale de cette épopée conjuguant polyphonies corses et art équestre de haute école a été confiée au Trio Sarocchi, ensemble vocal et musical composé de Benedettu Sarocchi, Ghjunva ‘Petru Pieve et Savieru Giacometti. Même si vous n’aviez pas eu la chance d’y assister, vous apprécierez l’ambiance de ce spectacle enregistré en live.

 

Daby TOURE : Amonafi

« Amonafi » est le 5ème album du chanteur multi-instrumentiste mauritanien d’origine sénégalaise, découvert par Peter Gabriel en 2004. D’emblée, une belle énergie communicative se dégage de l’ensemble du disque. Élaboré méticuleusement dans son home-studio, ce parisien d’adoption y a peaufiné chaque titre, jouant lui même presque tous les instruments à l’exception des cordes. Bien sûr, les racines africaines sont très présentes dans la musique de Daby Touré mais pas question pour lui de s’enfermer dans la tradition. Sa musique se nourrit aussi largement d’autres influences….

«Bien sûr je porte l’Afrique en moi, je chante dans toutes les langues de l’Afrique de l’ouest : peulh, soninké, wolof… Mais avec ce nouvel album, je m’approche de ce qui me plaît le plus, la soul, la pop, une musique que l’on peut chanter au-delà des frontières».

 

Amalia, les voix du fado

Sous la houlette du réalisateur Rubel Alves, six artistes « phare » de la nouvelle scène du fado s’unissent pour mettre à l’honneur celle qui a marqué à jamais l’histoire de ce chant portugais. En duo ou en solo, Gisela João, Carminho, Ana Moura, Camané, António Zambujo et Ricardo Ribeiro reprennent avec humilité les chansons incontournables d’Amalia. D’autres invités exceptionnels se joignent à eux : le bBésilien Caetano Veloso, la Capverdienne Mayra Andrade , le chanteur angolais Bongo ou encore le guitariste flamenco Javier Limon.

 

 

Yvelise, Nicole, Annie et Bernadette nous ont fait partager leurs coups de cœur pour :

Goran Bregovic, Johnny Clegg, Ryuichi Sakamoto ; Kenny Rodgers, Tiken Jah Fakoly, Bernarda et Marcos Fink, ah Fakoly, Bernarda et Marcos Fink

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MUSIKOTHE 12 DECEMBRE – Les chansons engagées

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Elle dénonce, critique, défend une cause  et rêve d’un monde meilleur : plus que jamais, la chanson engagée n’a pas fini de s’indigner !

« Strange fruit » par Billie Holiday

Après avoir vu les photos du lynchage de deux jeunes garçons noirs dans l’Indiana en 1930, un enseignant juif de New-York, Abel Meeropol, fut tellement choqué qu’il écrivit le poème « Bitter fruit ». Mise en musique par sa femme, la chanson acquiert une certaine notoriété dans le milieu de la gauche new-yorkaise. Puis Abel propose la chanson à Billie qui l’enregistre en 1939. Ces « fruits amers et étranges » sont bien sûr les corps des noirs pendus, victimes du racisme,. Les trois couplets dépeignent, avec un réalisme brutal teinté d’ironie, les agissement racistes dans la douceur des campagnes du Sud (« l’odeur du magnolia, douce et fraîche/et soudain l’odeur de la chair qui brûle ») La chanteuse touchée par le texte qui fait écho en elle, en fait LA chanson-phare de son répertoire. Elle l’interprètera durant toute sa carrière avec beaucoup de sensibilité, de gravité et d’intensité, quelques fois dans des salles de spectacles hostiles. En 1999, Time Magazine décrète que « Strange Fruit » est la plus grande chanson du XXe siècle.

« En avant » par François Béranger

Autodidacte tendre et libertaire, François Béranger a souvent été oublié volontairement par les médias qui n’appréciaient pas les chansons contestataires de ce symbole post Mai 68. Cependant, il a su rallier un public fidèle et sensible à ses révoltes contre les injustices et ses chansons sont aujourd’hui redécouvertes par une génération d’artistes qui rendent hommage à un chanteur sincère toujours resté en dehors du système qu’il a dénoncé. Les textes tonitruants et bruts sont portés par une voix chaude sans apparat et les musiques sont le fruit de différentes rencontres artististiques. Les chansons de Béranger sont souvent empreintes de colère – contre l’ordre établi, (Joue pas avec mes nerfs), contre une société basée sur le fric (Combien ça coûte ?) contre le racisme et le colonialisme (Mamadou m’a dit)… et de tendresse aussi. (Natacha, Le vieux, Pour ma grand-mère).

« En avant », extraite de l’album paru en 1997 après une longue période de retrait volontaire du métier, concilie ces deux aspects. C’est une tendre évocation familiale des luttes et des acquis de 1936 et de la colère de les voir disparaître aujourd’hui un à un.

 

« Bien mérité » par Clarika

Sur un air aux allures de chanson enfantine avec un vocabulaire très simple et des expressions naïves, Clarika nous rappelle d’abord d’une voix faussement ingénue la chance d’être né en France. « Naître en République dans une clinique chauffée/Ben ouais, je l’ai bien mérité » Elle nous fait ensuite nous interroger sur tous ceux qui ont eu la malchance de naître sous les bombes, dans un pays aride, ou qui s’enfuient au péril de leur vie loin de la misère et la guerre. Elle conclut sur un message d’espoir « Donnons-nous les moyens ».

« Lampedusa » par Debout sur le Zinc

Pas très connu du grand public, ce combo festif de la région parisienne vient de sortir un album « Eldorado[s] » avec 2 nouveaux musiciens. Leur musique énergique, mélange de chanson et de rock avec un touche musique du monde, porte des textes finement écrits.

« Lampedusa » évoque les rêves et les déceptions de ceux qui cherchaient un avenir meilleur avant d’échouer sur les rives de l’île italienne tristement célèbre aujourd’hui. « les royaumes enchantés sont régis par des lois/et les contes de fées soumis à des quotas ».

Sans la nommer par La Compagnie Jolie Môme

La Compagnie Jolie Môme est un collectif fortement ancré à gauche et constitué d’un noyau de 13 comédiens et chanteurs qui joue ses propres pièces ou un répertoire hérité de Brecht ou Prévert. La Compagnie chante aussi beaucoup sur les scènes ou dans la rue. Sa reprise de la chanson

« Sans la nommer » écrite en 1969, composée par Georges Moustaki et interprétée pour la première fois au festival de l’île de Wight, commence comme un hommage à une femme anonyme qui se révèle être une allégorie de la Révolution permanente. Durant les années 70, la chanson fut un symbole des mouvements anarchistes ou d’extrême gauche. L’interprétation par la Compagnie en fin d’un album très engagé replace bien la chanson dans ce contexte avec un simple accompagnement d’accordéon et une énumération de luttes sur le refrain final

Alors c’est fini ? Par Michèle Bernard

Au fil de ses chansons, Michèle Bernard révèle ses interrogations (et les nôtres) sur l’état du monde. Sur une musique entraînante d’Amérique du Sud, elle semble dresser la liste des injustices qu’on est las de dénoncer « Alors c’est fini/On change plus la vie/On descend les calicots/On rentre chez soi illico » pour nous dire au final « Un peu de folie/c’est jamais fini/change-moi dit la vie ! »

Peau d’ébène et dents d’ivoire par Gilbert Laffaille

Loin des circuits médiatiques, Gilbert Laffaille poursuit discrètement son chemin de chansons. D’une voix douce et sur des musiques agréables, il nous délivre des textes plein de malice et de bienveillance tout en abordant des thèmes sensibles. Pour « Peaux d’ébène et dents d’ivoire » , il part de la montée du FN Jean-Marie Le Pen (la chanson date de 1996) « Pas la peine, Oh pas la peine de parler de celui-là/De ce type qui pue la haine et empeste le climat » pour assembler le puzzle multicolore de la diversité humaine. « Tous nés de la même terre »

Annie, Rosine, Pierre-Charles, Yvelise et Andrem ont présenté aussi :

– « Merci maman, merci papa » d’Agnès Bihl

– « Tous ces mots terribles » par Gérard Blanchard extrait de la compilation de reprises de – chansons de François Béranger

– « Nuit et brouillard » par Hubert-Félix Thiéfaine extrait de la compilation « Des airs de liberté »

– « Mon grand copain Samir » d’Hervé Demon

– « Bla bla bla » de Katerine

– « Hexagone » de Renaud

– « Le théorème du châle » de Zebda

– « Le tissu » de Jeanne Cherhal

– « La femme grillagée » de Pierre Perret

– « C’est non » par André Minvielle et Lionel Suarez

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[Au fil de la toile] – Phallaina

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phallaina[1]

Pendant les vacances et entre deux averses, vous aimez lire! Vous êtes venus à la médiathèque faire le plein de bons romans et votre PAL (Pile à lire) est remplie!

Mais votre tablette ou votre smartphone ne possède aucun e-book. Je vous propose alors de télécharger Phallaina.

Disponible sur les deux stores que sont itunes et  Play store, Phallaina est une bande dessinée numérique qui utilise le défilement: une première pour ce genre de lecture!

Vous y ferez la connaissance d’Audrey, une jeune fille souffrant d’hallucinations qui lui mènent la vie dure. Afin de les combattre, elle se rend chez un neurologue qui va découvrir une particularité: un physeter, une structure qui permet à ses porteurs de rester longtemps en apnée.

A partir de cet instant, Audrey va découvrir toute une partie de son histoire que son subconscient avait rejeté.

En sélection officielle du Festival International de la BD d’Angoulême 2016, catégorie concours Challenge Digital 2016, ce roman graphique en noir et blanc de Marietta Ren va vous faire découvrir une expérience de lecture inoubliable!

Cette histoire peut être lue par plusieurs personnes grâce à des marques pages personnalisés.

Disponible en français et en anglais et gratuite, la lecture est optimisée pour une lecture sur tablette mais se lit aussi très bien sur un smartphone!

Son

[Jazz Corner] – Février 2016

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Après le saxophone en 2015, ce premier jazz corner de l’année 2016 est axé autour de la trompette. Nous y retrouverons le fougueux Médéric Collignon (cf décembre 2015), des hommages à Miles et bien-sûr l’Italie à laquelle l’Arras Jazz Festival consacrera une journée en mai 2016 !

 

onj_1ONJ, Admirabelamour (avec Médéric Collignon, cornet de poche et bugle) Deuxième « Orchestre National de Jazz » pour le guitariste Claude Barthélémy entouré cette fois-ci de jeunes jazzmen prometteurs donc Médéric Collignon. Ce 2e opus est un subtil mélange de jazz(s !), de rock et de musiques populaires. L’accordéon y côtoie la derbouka, le gamelan et l’oud. Un vrai voyage pour les oreilles !   Continuer la lecture

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Il y a 400 ans à Arras :

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Il y a 400 ans à Arras : Robert Maudhuy imprime un manuel de correspondance.

Issu d’une famille arrageoise de caudreliers, son grand-père, Pierre Maudhuy était fondeur de cloches et de canons dans la première moitié du XVIe siècle, Robert Maudhuy voit probablement le jour dans les années 1560-1570. En 1592, il succède à son oncle, le libraire Claude de Buyens.

Son atelier et sa boutique se situent rue Vinocq (actuelle rue Jaques-Le-Caron, n° 1 sur le plan). Il prend comme enseigne et marque typographique la mention “Au nom de Jésus” , ce qui laisse penser qu’il a le soutien et la clientèle des jésuites, qui prennent la direction du collège d’Arras à partir de 1603. L’atelier de Maudhuy est le deuxième en importance après celui de son concurrent arrageois Guillaume de La Rivière, l’imprimeur le plus important d’Arras au XVIIe siècle. En 1624, Maudhuy absorbe l’imprimerie de François Bauduyn, devenu son gendre après avoir épousé sa fille Marie en 1614. Il meurt en juillet 1632 et est inhumé dans l’église Saint-Géry (n° 2 sur le plan), qui s’élevait sur l’emplacement de l’actuelle place des Etats d’Artois.

Arras à la fin du 16e siècle

Arras à la fin du 16e siècle

Détail du plan

Détail du plan

La période qui s’étend d’environ 1590 à 1630 reste la plus faste pour les imprimeurs arrageois d’avant la Révolution de 1789. Sur les 430 impressions parues aux XVIème et XVIIème siècles dans la ville, 320 le sont durant cette période. Malgré cela, la production typographique reste faible à cause de la proximité des ateliers de Douai et de Lille. Sous l’Ancien Régime, les imprimeurs-libraires des petites et moyennes villes sont entièrement dépendants de la clientèle locale (administrations, cours de justice, collèges et universités).

70 éditions issues de l’atelier de Robert Maudhuy sont répertoriées durant sa période d’activité, de 1592 à son décès. 36 d’entre elles sont conservées dans le service Patrimoine de la médiathèque d’Arras.

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Le Vray et parfait stille pour bien et briefvement disposer et escrire toutes sortes de lettres… paraît à Arras en 1616. L’auteur n’est pas connu mais l’ouvrage a déjà été édité à Paris l’année précédente par l’imprimeur-libraire Toussaint Du Bray.

Le commerce de livres entre la France et l’Artois n’est pas toujours facile, puisqu’Arras fait partie des Pays-Bas espagnols, administrés depuis Bruxelles par les archiducs Albert et Isabelle, gouverneurs de la province pour le compte du roi Philippe III d’Espagne.

Cela a donc conduit Robert Maudhuy à imprimer lui-même l’ouvrage plutôt que d’en faire venir des exemplaires de Paris.

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Le Vray et parfait stille… renferme dans ses 320 pages, plus de 80 modèles de lettres, bien différents de nos manuels de correspondance actuels. Ces lettres émanent pour la plupart de Gentillhommes, Seigneurs, ou honnêtes hommes et traitent souvent de cas moraux ou sentimentaux plutôt que de problèmes administratifs.

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La marque de Robert Maudhuy reprend les trois lettres IHS, traduisant et abrégeant le nom de Jésus d’après la langue grecque. Il y ajoute la croix et les trois clous de la Passion.

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En passant

[Au fil de la toile] – Pearltrees

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5341387b3acdd_pearltrees[1]Vous avez l’habitude de surfer sur le net et au fil de vos découvertes il y a des sites ou plutôt leurs adresses que vous aimeriez conserver!

Vous avez bien tenté le petit carnet prés de votre ordinateur mais malheureusement certaines adresses vous apparaissent incompréhensibles et beaucoup trop longues à noter!

Vous avez donc utiliser les signets de votre navigateur mais vous trouvez qu’il est dommage de ne pas pouvoir partager certaines de vos trouvailles avec d’autres personnes!

 

C’est là que Pearltrees va alors vous rendre service!!!!

 

Tout d’abord, comme pour tout service, il va falloir vous créer un compte soit à l’aide de votre adresse mail, soit par le biais des réseaux sociaux que sont Facebook, Twitter ou Google!

Ensuite, vous allez pouvoir créer votre pearltrees et surtout agencer toutes vos découvertes sous forme de dossiers afin de pouvoir mieux retrouver ce site  qui donnait une recette de cuisine tellement alléchante!!!!

Mais, cerise sur le gâteau, vous pourrez aussi découvrir des pearltrees sur le même thème que vous et les “prendre” afin de suivre leurs modifications. C’est grâce à cela que vous explorerez de nouvelles collections proches de vos intérêts et collaborer avec d’autres passionnés!

Vous pourrez alors constituer une équipe! Celle-ci vous permettra d’avoir un groupe de contributeurs  organisant ensemble une collection sur un intérêt commun.

Par défaut, votre pearltrees sera visible par tous en version gratuite. Vous avez cependant la possibilité de rendre certaines de vos collections privées en devenant membre premium.

 

Et si cela vous intéresse, vous pouvez suivre notre Pearltrees à cette adresse:
Peartrees du Réseau des bibliothèques de la ville d’Arras

Petite vidéo de Pearltrees sur leur chaîne Youtube!!!!