[& Pat’ Emoi] – Joseph Quentin, 1857-1946, photographe artésien

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Joseph Quentin, 1857-1946, photographe artésien

 

 

En écho aux commémorations du centenaire de la Grande Guerre, le musée des Beaux Arts d’Arras propose une exposition des photographies de Joseph Quentin (1853-1946) à partir de l’important fond donné par l’artiste. « Arras à la Belle Epoque » est l’occasion d’évoquer la quiétude d’une préfecture de province et la physionomie de l’Artois avant les destructions de la Première Guerre mondiale.

 

 

D’abord cordonnier puis “naturaliste-préparateur”, Joseph Quentin, né dans une modeste famille de Neuville-Saint-Vaast le 22 décembre 1857, se déclare photographe en 1894. Ses premiers clichés datent de 1891. Il devient, la même année, photographe officiel de la préfecture.

Arras le connaît pour ses clichés des monuments de la ville et pour son reportage sur le démantèlement des fortifications. La médiathèque conserve d’ailleurs quatre albums.

Lens le connaît pour ses remarquables photographies du fond de la mine. Photographe officiel des Houillères de Lens, Béthune et de Marles, il fixe des scènes de vie quotidienne des mineurs qui susciteront l’enthousiasme à l’Exposition universelle de Paris en 1900.

Joseph Quentin fonde, en 1900, la section arrageoise de l’Union photographique du Pas-de-Calais.

S’il fuit la Grande Guerre avec sa famille et s’installe à Paris, le photographe revient à Arras en février 1918 et au printemps 1919 pour livrer un reportage saisissant sur les destructions inouïes de la ville.

Joseph Quentin, 1857-1946, photographe artésien. "Les dossiers de Gauhéria n°3", édité à l'occasion de l'exposition rétrospective de l'oeuvre de Joseph Quentin, en 1991. Disponible au service Patrimoine et en section adulte.

Joseph Quentin, 1857-1946, photographe artésien. « Les dossiers de Gauhéria n°3 », édité à l’occasion de l’exposition rétrospective de l’oeuvre de Joseph Quentin, en 1991. Disponible au service Patrimoine et en section adulte.

L’abondance des collections Quentin, enrichies par quelques collections privées, permet d’organiser en 1991 quatre expositions différentes présentées simultanément :

  • à Lens: Les mines de Lens et Marles vers 1900,
  • à Bethune: la vie rurale en Artois avant 1914,
  • au Conseil général du Pas-de-Calais: images du Pas-de-Calais avant 1914,
  • à Arras, les vues de la ville, les grandes manifestations arrageoises avant 1914, les portraits, les natures mortes, etc.

A cette occasion, l’association Gauhéria consacre son troisième dossier au remarquable photographe artésien. L’ouvrage propose une biographie illustrée de Joseph Quentin, aborde l’art photographique à la fin du XIXe siècle, révèle l’Artois de l’artiste.

Depuis son laboratoire, Joseph Quentin a saisi l’Artois dans son temps et dans nos mémoires.

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